Pour le SERPE Groupe, acteur majeur de l’aménagement et de l’entretien des espaces verts, la gestion de flotte est un enjeu stratégique au cœur de la performance opérationnelle. Son Responsable Flotte, Sébastien Bougle, nous partage son retour d’expérience sur l’utilisation de la solution Geopack d’Océan by Shiftmove, déployée à grande échelle pour optimiser l’exploitation du parc, renforcer la sécurité et soutenir les engagements RSE du groupe.
Bonjour Monsieur Bouglé, pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre organisation ?
Sébastien Bouglé – Bonjour, je suis Sébastien Bouglé, Responsable flotte au sein du Groupe SERPE depuis maintenant trois ans. Concrètement, je pilote l’ensemble des investissements liés à notre parc automobile et à nos engins. Chaque nouveau matériel qui entre dans le groupe est géolocalisé, dès lors que c’est techniquement possible.
Le Groupe SERPE est une entreprise familiale spécialisée dans l’aménagement et l’entretien des espaces verts. On compte aujourd’hui près de 1 000 collaborateurs. Ce qui est assez rare à notre échelle, c’est que l’entreprise est toujours dirigée par ses deux présidents, un couple, à la tête du groupe.
Nous sommes organisés autour de 37 agences et de plusieurs filiales.
Côté flotte, on parle d’un parc assez important : environ 1 400 engins et véhicules.
On a une centaine de véhicules 5 places, à peu près 700 véhicules utilitaires légers de moins de 3,5 tonnes, mais aussi des poids lourds, des mini-pelles, des pelles, des engins rail-route… Et nous disposons également du plus grand parc français d’élagueuses grande hauteur.
Aujourd’hui, nous avons 847 boîtiers Océan installés sur notre parc, et l’objectif est d’atteindre les 900 d’ici la fin de l’année.

Quels principaux enjeux liés à votre parc vous ont amené à mettre en place une solution de gestion de flotte ?
Au départ, on avait plusieurs enjeux assez clairs.
- D’abord, la gestion des litiges clients. Dans nos métiers, ça peut arriver qu’un client conteste un passage ou un temps d’intervention. La géolocalisation nous permet de vérifier les points de passage, de justifier le temps réellement passé sur un chantier et de confirmer qu’une intervention a bien eu lieu.
Avec les adresses de référence, on peut identifier très rapidement quel véhicule est intervenu, à quelle date et pour combien de temps. Ça nous apporte une vraie sécurité dans la relation client. - Ensuite, il y avait la question de la réactivité, notamment en cas d’urgence. Lors d’intempéries ou d’astreintes, on doit pouvoir intervenir vite. Grâce à la solution, on identifie immédiatement les véhicules les plus proches et on mobilise les bonnes équipes au bon moment. Ça fait gagner un temps précieux.
- Il y avait aussi un enjeu de lutte contre le vol. La solution nous a permis de retrouver certains véhicules. Bon, il faut être honnête, certains fraudeurs ont appris à retirer les boîtiers… mais ça reste malgré tout un outil dissuasif et utile.
- Enfin, il y a tout l’aspect administratif et conformité. La gestion des contraventions est plus simple, on peut affecter chaque véhicule au bon conducteur et vérifier certaines situations, comme les cas d’usurpation de plaques.
Au final, c’est un outil qui sécurise autant notre activité opérationnelle que notre gestion administrative.
Quelles fonctionnalités de la solution Océan utilisez-vous le plus au quotidien ?
Un des gros points forts dans notre collaboration avec Océan, c’est l’intégration des données via API directement dans notre logiciel interne. Concrètement, ça veut dire que les informations remontent automatiquement et viennent alimenter nos outils métiers.
Au quotidien, ça nous sert d’abord à suivre les interventions. On peut s’assurer que les missions prévues ont bien été réalisées sur les chantiers planifiés. L’idée c’est d’être dans une logique d’organisation et de cohérence, toujours dans le respect du RGPD et avec une approche pédagogique vis-à-vis des équipes.
Autre point très important : l’analyse du taux d’utilisation des machines. Chaque mois, on suit de près 88 engins stratégiques. On regarde leur taux de fonctionnement, on identifie les périodes d’inactivité et on détecte d’éventuels problèmes techniques.
Ça nous permet de prendre des décisions concrètes :
- si une machine ne tourne pas assez ou présente un dysfonctionnement, on peut l’envoyer en atelier.
- si un engin est sous-utilisé dans une agence, on peut le transférer vers une autre qui en a davantage besoin.
- et surtout, ça nous aide à limiter le recours à la location, donc à maîtriser nos coûts.
Aujourd’hui, on est vraiment dans une logique d’optimisation continue du parc.
Quels bénéfices avez-vous pu constater depuis sa mise en place ?
- D’abord sur la partie optimisation et productivité. Grâce à la visibilité qu’on a sur le parc, on a augmenté le taux d’utilisation du matériel d’environ 15 %. Ça se traduit aussi par un gain de productivité du même ordre.
Et en parallèle, on a réduit nos coûts de location d’environ 10 %, tout simplement parce qu’on utilise mieux ce qu’on a déjà. Le fait d’avoir une vision claire de l’ensemble du parc nous permet de mieux répartir les ressources entre les agences et surtout d’éviter d’avoir du matériel qui dort sur un parc alors qu’il pourrait être utile ailleurs. - Ensuite, il y a toute la partie sécurité routière et prévention. En cas d’accident, on peut analyser le contexte de conduite et mieux comprendre ce qui s’est passé.
L’objectif n’est pas de “surveiller” les conducteurs, mais plutôt d’accompagner les équipes. On est dans une logique pédagogique autour de l’écoconduite : comprendre, sensibiliser, améliorer les pratiques.
Et on voit clairement que cette approche contribue à réduire les risques et à mieux maîtriser les coûts liés aux sinistres.

Utilisez-vous Océan pour atteindre vos objectifs RSE (réduction des émissions de CO₂, sécurité des conducteurs, transition énergétique) ?
Depuis deux ans, on organise un challenge écoconduite entre nos agences au sein du Groupe. On met en place un podium et on valorise les trois agences les plus performantes selon différents critères liés à la conduite.
Ce qu’on constate, c’est assez simple : les agences qui jouent vraiment le jeu de l’écoconduite sont aussi celles qui ont le moins d’accidents.
Et moins d’accidents, ça veut dire beaucoup de choses derrière : moins de coûts d’entretien, moins de véhicules immobilisés, et globalement moins d’usure du matériel.
Il y a aussi tout l’impact environnemental. Une conduite plus souple, avec des accélérations maîtrisées et une anticipation plus importante, permet de réduire la consommation de carburant. Donc mécaniquement, on réduit aussi les émissions de CO₂ et les coûts d’exploitation.
In fine, l’écoconduite n’est pas juste un sujet “RSE” qu’on affiche : c’est un vrai levier de performance, à la fois environnemental et économique.
Pour le Groupe SERPE , la solution Geopack d’Océan est aujourd’hui un véritable outil de pilotage stratégique du parc, au service :
- De la performance opérationnelle
- De la maîtrise des coûts
- De la sécurité des collaborateurs
- Des engagements RSE
Une gestion de flotte structurée qui accompagne la croissance d’un groupe de référence dans son secteur.


