La modernité des années 2020, en matière de transport, c’est la transition énergétique et l’électrification des automobiles de particuliers et des flottes d’entreprise. Avec en ligne de mire, l’abandon des moteurs thermiques. Et pourtant… L’histoire des véhicules électriques commence bien avant celle des voitures thermiques, de l’extraction du pétrole et du moteur à explosion ! Il n’est pas inutile de comprendre cette histoire pour appréhender les défis actuels autour de la batterie, de l’autonomie et de l’avenir de la mobilité électrique.
Aux origines des véhicules électriques : une invention visionnaire
Parmi les pionniers on retrouve encore un écossais, Robert ANDERSON, qui inventa une carriole électrique en 1830, et l’américain Thomas DAVENPORT, créateur d’une petite locomotive électrique fonctionnant avec le premier moteur à courant continu.
Malheureusement, à cette époque, on n’avait pas encore réussi à stocker l’électricité … Ce que l’apparition des premières batteries va permettre.

La batterie : un pilier central dans l’histoire des véhicules électriques
Dans toute l’histoire des véhicules électriques, la batterie joue un rôle clé. Les premières batteries au plomb sont lourdes, volumineuses et offrent une autonomie limitée. Pourtant, elles permettent déjà de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui est suffisant pour un usage urbain.
Ainsi, dès la fin du XIXᵉ siècle, la voiture électrique séduit pour plusieurs raisons :
- elle est silencieuse
- elle ne dégage pas de fumée,
- elle est simple à utiliser.
À une époque où les distances à parcourir quotidiennement sont relativement faibles et les villes compactes, la mobilité électrique a tout pour réussir.
La première voiture électrique et l’âge d’or oublié
En 1899, un véhicule électrique entre dans l’histoire : La Jamais Contente, première voiture à dépasser les 100 km/h. Une performance remarquable, qui montre déjà le potentiel du moteur électrique. L’attrait pour ce type de véhicule est également sensible aux États-Unis : entre 1900 et 1910, un tiers du marché automobile y est électrique.
Le duel face au thermique : pourquoi l’électrique a disparu
Plusieurs facteurs expliquent ce recul.
- le moteur thermique offre une autonomie plus élevée,
- un ravitaillement rapide
- un coût réduit.
Alors que la batterie électrique :
- reste lourde,
- chère,
- longue à recharger.
Les constructeurs investissent plus massivement dans le thermique, qui offre de meilleures perspectives. Peu à peu, dès les années 1910, le véhicule électrique disparaît du paysage automobile. L’invention du démarreur électrique (Delco) sur les modèles thermiques leur apporte une praticité qui finit de faire pencher la balance. Henry Ford peut inventer un nouveau modèle de production et lancer sa Ford T.
Pendant près de 70 ans, l’histoire des véhicules électriques entre en sommeil, sans complètement s’effacer.
Le grand retour du véhicule électrique
L’arrivée de la batterie lithium-ion, commercialisée dès 1991, marque un tournant décisif dans l’histoire des véhicules électriques. Elle vient corriger les principaux défauts qui avaient permis au thermique de l’emporter :
- une meilleure densité énergétique ;
- une autonomie démultipliée ;
- une durée de vie allongée ;
- une gestion électronique intelligente qui lui assure une bonne durabilité.
L’évolution de l’autonomie est ainsi spectaculaire : de quelques dizaines de kilomètres autrefois, on dépasse aujourd’hui les 400 à 500 km sur certains modèles de voitures.
La fabrication des batteries : un enjeu stratégique majeur
- l’approvisionnement en matières premières : celles-ci sont de plus en plus rares et chères, et contribuent à ruiner les ressources naturelles ;
- le recyclage et la seconde vie des batteries ;
- la réduction de l’empreinte carbone dans sa fabrication ;
- la sécurité (danger de surchauffe en particulier).
Véhicules électriques et usages professionnels : une nouvelle étape
Le retour en force des véhicules électriques ne concerne plus seulement les particuliers. Véhicules utilitaires légers comme poids lourds passent aussi à l’électrique.
Grâce à une meilleure autonomie, une maintenance réduite et un coût d’usage optimisé, la mobilité électrique devient un levier stratégique. La gestion intelligente de la recharge et des batteries permet d’optimiser les performances opérationnelles.
Poussée par une réglementation exigeante en matière de transition énergétique, l’électrification des flottes est en plein développement.

Le futur des véhicules électriques
- de doubler l’autonomie d’ici une dizaine d’années : on parle de 1 000 km d’autonomie ;
- de disposer de systèmes de recharge ultra rapides (moins de 5 minutes).
Par ailleurs, avec l’électrique, des fonctionnalités déjà en partie disponibles devraient se généraliser :
- des véhicules entièrement connectés : mises à jour à distance, pléiade d’applications…
- des véhicules plus autonomes : passage aux niveaux 3 et 4 d’autonomie (sur 5, entièrement autonome),
- un partage fluide des véhicules : les techniques d’identification seront simples et efficaces, ce qui est particulièrement intéressant dans les parcs d’entreprises. Un salarié pourra prendre le premier véhicule à sa portée, faisant entrer les conducteurs dans une logique d’utilisation et non plus de possession.
Anticiper ces évolutions est essentiel aux entreprises pour réussir leur transition vers une mobilité plus responsable, performante et adaptée aux usages professionnels. Océan, avec ses solutions logicielles adaptées aux flottes d’entreprises, vous accompagne dans cette révolution des mobilités.

